Magic: The Gathering, de la curiosité à la passion

Lorsqu’il s’agit d’univers fantastique dans les jeux de société, plusieurs noms reviennent souvent. Et il y en a un qui m’a marqué particulièrement, c’est celui du bijou créé par Richard Garfield, Magic: The Gathering

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DE LA COUR D’ÉCOLE À LA COUR DES GRANDS:

Quand j’étais à l’école primaire, la folie POKéMON était à son paroxysme et bien sûr, en grand fanboy que j’étais je collectionnais avec ferveur les cartes dédiées aux monstres de poche. Seulement voilà, la période du collège arrivant à grand pas, je trouvais les mécaniques de ce jeu de carte un peu trop simpliste. Ajoutez à ça mon désintérêt progressif envers la licence de Nintendo et je me retrouvai assez rapidement en quête d’un nouveau jeu auquel me vouer. C’est à cette époque que les « cartes Magic » allaient éveiller ma curiosité. Jusqu’alors, les seules fois où j’avais entendu parler de ce jeu se résumait au comptoir du magasin où j’allais acheter mes jeux. Tout petit que j’étais, je croyais dur comme fer que ces cartes étaient un jeu « réservé aux grands » car bien que je trouvai les illustrations sympa, c’était toujours des personnes bien plus âgées que moi qui en achetait. Du coup, un jour de 2001 , j’ai décidé de franchir le pas et d’acheter un super coffret contenant cartes + CDROM pour apprendre à jouer. C’est à ce moment là que mon inconditionnel amour pour Magic à débuté et c’est aussi là que j’ai fait l’acquisition d’une carte qui restera à jamais chère à mon cœur (et à celui de pleins de joueurs), L’élémental d’épines.

Les débuts étaient laborieux; beaucoup de règles, pas beaucoup d’adversaires et surtout aucune connaissance de la valeur, autre que sentimentale, des cartes. Mais bien vite, j’ai réussi à convaincre pas mal de mes copains de l’époque à s’y mettre, j’ai potassé les règles et j’ai même réussi à faire quelques échanges avantageux. Quelques mois plus tard je ne passais pas un week-end ou un mercredi après-midi sans jouer à Magic (ou MTG pour les intimes). Ça y’est, j’étais devenu complétement accro. Quinze ans plus tard, je suis toujours autant mordu et il ne se passe pas beaucoup de temps sans que je dispute une petite partie. Mais alors, qu’est-ce qui fait que ce jeu m’accroche à ce point ?

VOUS ÊTES UN PLANESWALKER:

Comme je le disais plus haut, la première chose qui m’a attiré dans le monde de Magic, c’était les illustrations des cartes. Imaginez, vous êtes un ado gavé d’imaginaires liés aux jeux vidéos, au bouquins de fantasy et atteint de collectionnite aigüe et là vous vous retrouvez en face d’un des JCC (jeux de cartes à collectionner) possédant les plus beaux dessins que vous ayez jamais vu, forcément, vous craquez.

Avant toute chose, il faut savoir que si les cartes possèdent une iconographie aussi riche est varié c’est grâce au postulat proposé par l’univers dans lequel se déroule l’histoire de MTG. Magic prend place dans un multivers (une infinité de mondes évoluant en parallèle les uns des autres) où les héros sont des arpenteurs (ou planeswalker en VO), des mages extrêmement puissants qui peuvent voyager d’un plan à un autre. Tous les mondes/plans sont différents et possèdent des cultures, des formes de vie ou des religions qui leur sont propres.

Du coup, en tant que directeur créatif, vous vous retrouvez avec une quasi infinité de possibilité graphiques. Du monde de science-fiction où tout est robotique au monde basé sur le folklore japonais en passant par un monde steampunk, tout est faisable. Si en plus vous choisissez des héros qui ont tous (dans une certaine mesure) un charisme écrasant, vous tenez là un jeu propice à assouvir vos moindres désirs d’évasions imaginaires. En plus de posséder une patte visuelle unique, le jeu cache encore d’autres atouts dans sa manche.

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Quelques uns des Arpenteurs

BLANC, BLEU, VERT, NOIR, ROUGE:

Une autre des principales forces de MTG lui permettant de briller aujourd’hui au panthéon des JCC, c’est sans conteste sa mécanique de jeu, basée sur le sacro-saint pentagramme des couleurs. Dans l’univers de Magic les mondes sont soumis à la volonté de courants de magie appelés courants de mana. Ce mana se matérialise à travers 5 couleurs et chacune de ces couleurs représente des styles de jeu, une iconographie et des thématiques qui leurs sont propres :

  • Le Blanc : Couleur des plaines, de la pureté, de la lumière et de la justice. Les cartes du Blanc représentent souvent des chevaliers, des prêtres ou de la magie bienfaisante.
  • Le Bleu : Couleur des îles, de la connaissance, de la malice et du progrès. L’imaginaire lié au Bleu est celui des savants, des machines ou de la magie aquatique.
  • Le Vert : Couleur des forêts, de la sauvagerie, de la croissance et de la nature. Le Vert est symbolisé la plupart du temps par des plantes, des elfes ou des animaux.
  • Le Noir : Couleur des marais, de la souillure, de la mort et de la traîtrise. Le domaine du Noir est celui des zombies, des vampires, des démons ou de la corruption.
  • Le Rouge : Couleur des montagnes, de la destruction, du feu et du tellurisme. Le Rouge a dans son arsenal la pyromancie, les dragons, les gobelins ou les géants.

Du coup, quand vient le moment de créer son paquet, le joueur se retrouve face à un choix draconien, quelle(s) couleur(s) choisir ? Et c’est là tout l’intérêt du système car il laisse place à une customisation rarement atteinte dans un autre jeu de cartes. J’ai toujours aimé personnaliser mes avatars dans les jeux vidéos ou construire des legos, alors quand on me donne le même choix avec mes cartes, c’est une raison supplémentaire pour me convaincre.

BACK TO BASICS:

Enfin, la cerise sur la gâteau si je puis dire, le plus grand atout  de Magic c’est un système de jeu qui peut paraître complexe au premier abord, mais qui est en fait très simple. Chacun des joueurs disposent de 20 points de vie, pour gagner, mettez le compteur adverse à 0. Pour faire ça, rien de plus simple, vous disposez de sortilèges et de créatures qui vont abattre le boulot pour vous. On pioche, on réfléchit, on pose ses cartes, on observe et on rigole (ou pas). MTG possède des règles claires et bien huilées, chacune des nouvelles éditions apportant son lot d’innovations, ce qui contribue à garder un équilibre constant. Dans les dernières versions, les concepteurs sont même allés jusqu’à détailler chaque capacité sur chaque carte, paroxysme de l’accessibilité pour les nouveaux joueurs.

Car, il faut bien le reconnaître, Magic est un jeu qui aime prendre les petits nouveaux par la main pour qu’ils ne se sentent pas perdus dans ce monde obscur peuplé de vétérans qui connaissent toutes les cartes sur le bout des doigts. C’est sûrement ce qui fait sa force et sa longévité, créé en 1993 par Richard Garfield, le jeu se porte de mieux en mieux en gagnant tous les ans de nouveaux adeptes depuis. Avec la sortie récente de Magic: Duels sur IOS et Steam, l’horizon de MTG semble radieux car non content de séduire des milliers de joueurs dans sa version physique, la communauté virtuelle peut désormais jouer elle aussi aux cartes…

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Petit ou grand, amateur de jeux de cartes ou juste de jeux de plateau, si vous avez l’occasion de vous faire initier ou juste si vous voulez vous y mettre, n’attendez pas et jouez à Magic, histoire d’être toujours plus d’adversaires potentiels !

Raph

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